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Dumont annonce son retrait de la vie politique |
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RIVIÈRE-DU-LOUP - Accusant le revers subi par l'Action démocratique du Québec au scrutin de lundi, son chef Mario Dumont a annoncé son retrait de la vie politique.
M. Dumont a déclaré qu'il en assume l'entière responsabilité et qu'il ne sera pas à la tête de l'ADQ lors des prochaines élections.
Il a affirmé qu'il aurait souhaité de meilleurs résultats, alors qu'en fin de soirée, son parti n'avait fait élire officiellement que sept députés, un résultat très éloigné des 41 sièges remportés au dernier scrutin.
«Les Québécois ont tranché et nous acceptons ce verdict, a-t-il déclaré dans une brève allocution. Dans ce contexte, j'assume, devant les Québécois, devant nos candidats défaits, toute la responsabilité. Et vous ne serez pas surpris de m'entendre vous dire que je ne serai pas à la tête de mon parti lors des prochaines élections générales au Québec.»
M. Dumont, qui a été réélu dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, a affirmé qu'au cours des prochaines semaines il travaillera à la transition au sein du parti.
Réagissez dans le blogue de Patrice Cinq-Mars
Les larmes aux yeux, le chef adéquiste a rapidement quitté la salle de l'hôtel où se tenait le rassemblement militant, accompagné de sa femme et deux de ses enfants.
En fin de soirée, le décompte des votes indiquait une possibilité de sept députés adéquistes, ce qui signifie la perte de son statut de parti reconnu officiellement à l'Assemblée nationale, qui garantit des budgets recherche et plus de temps de parole en Chambre.
Les résultats préliminaires indiquaient que le Parti québécois a arraché 18 circonscriptions aux adéquistes, alors que le Parti libéral en a remporté 13.
Au début de la soirée électorale adéquiste, une centaine de personnes étaient assises à des tables disposées dans la salle d'un hôtel de Rivière-du-Loup situé dans la circonscription du chef adéquiste, Mario Dumont.
«Complètement éberlué»
Elles se sont animées et ont applaudi chaudement à l'annonce des élections confirmées, principalement dans la région de Québec, fief adéquiste.
Marc Picard a notamment été réélu dans Chutes-de-la-Chaudière, près de Québec, Sylvie Roy, dans Lotbinière, Gérard Deltell dans Chauveau.
François Bonnardel a été réélu dans Shefford, en Montérégie.
Gilles Taillon défait
M. Dumont a cependant perdu son numéro deux, Gilles Taillon, qui a été défait dans Chapleau, une circonscription libérale de longue date. M. Taillon avait fait le pari audacieux de se présenter dans cette circonscription, qui était représentée par le ministre des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier, afin de se rapprocher de son épouse, qui est malade.
M. Taillon a quitté la circonscription de Chauveau où il a été remplacé par M. Deltell, un ancien journaliste de TQS.
En entrevue à Radio-Canada, M. Taillon a affirmé que cette défaite met un terme à sa vie politique.
Les adéquistes n'ont pas réussi à récupérer les circonscription de Champlain, en Mauricie, et d'Iberville, en Montérégie, perdues juste avant le déclenchement de l'élection, quand deux députés adéquistes sont passés dans le camp libéral.
Les électeurs de ces deux comtés ont plutôt choisi le Parti québécois.
Au cours des derniers jours de sa campagne, M. Dumont a répondu aux sondages qui plaçaient son parti en troisième position en répétant qu'une surprise pourrait être au rendez-vous le soir de l'élection.
Le chef adéquiste espérait pouvoir compter sur la prime à l'urne, qui se produit dans son cas parce que les électeurs adéquistes sont plus discrets sur leur opinion lorsqu'ils sont interrogés par les sondeurs.
M. Dumont a aussi lancé des appels aux électeurs considérant qu'il était inutile de déclencher une élection automnale, une opinion partagée par 70 pour cent de la population.
Faisant la promotion de son programme qui prévoit notamment l'abolition des commissions scolaire et une plus grande place aux entreprises privées dans le secteur des soins de santé, M. Dumont a affirmé que son parti est le seul à proposer des solutions nouvelles aux problèmes actuels.
Accusant le Parti libéral et le Parti québécois d'être d'une autre époque, il a tenté de positionner l'ADQ comme un parti d'avenir.
M. Dumont, qui est âgé de 38 ans, a assuré qu'advenant un revers pour son parti, il accepterait le mandat que la population lui a confié. Il a aussi insisté sur le fait que son parti et lui même sont engagés dans une démarche vers le changement qui s'inscrit dans le long terme.
En début de campagne, le chef adéquiste a fait un mea culpa devant une assemblée de militants durant laquelle il a reconnu qu'il avait fait des erreurs depuis son accession au poste de chef de l'opposition officielle.
L'an dernier, l'ADQ avait notamment été vivement critiquée pour avoir menacé de renverser le gouvernement avec une motion réclamant l'abolition des commissions scolaires.
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au 9 Décembre 2008 |
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