Mario Dumont ADQ
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Mario nous ferait un Robert Bourassa que je n'en serais pas surpris le moins du monde. |
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(10 Mars 2009)
Gilbert Lavoie
Il y a quelque chose d'intéressant dans cette décision de M. Dumont de déménager sa famille dans la région montréalaise. On l'a vu aux élections de 2007, la percée de l'ADQ s'est arrêtée aux portes de Montréal, juste à l'entrée des ponts. Alors que tout le monde cherchait à comprendre le «mystère Québec», Mario Dumont s'était heurté à celui de Montréal. En fait, les adéquistes n'ont jamais trouvé leur niche dans la métropole, pas plus que Mario n'a trouvé la sienne parmi la gang du Plateau-Mont-Royal, généralement associée à des émissions comme Tout le monde en parle.
À défaut de faire élire des députés sur l'Île, Mario s'y installe donc en personne et évoluera dorénavant à partir des studios de TQS. Leur fera-t-il le coup du cheval de Troie? On ne sait jamais...
Mario ne serait pas le premier fils du Québec profond à dompter les caprices de la grande ville. Et qui sait si sa manoeuvre ne le ramènera pas en politique?
Je sais que c'est un peu fantaisiste et prématuré, mais si la crise économique a raison des libéraux et que Jean Charest part dans trois ans, tout est possible. La dette sera encore plus grosse, et le discours adéquiste dénonçant la lourdeur de notre hypothèque collective sur le dos de nos enfants sera plus pertinent que jamais.
Mario nous ferait un Robert Bourassa que je n'en serais pas surpris le moins du monde.
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L'ADQ survivra, croit Dumont |
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(11 Décembre 2008)
http://www.ledevoir.com
«Je suis disponible pour rendre service, non pas pour être une belle-mère qui encombre»
Québec -- Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, est convaincu que le parti qu'il a cofondé et qu'il dirige depuis 14 ans va survivre à son départ. Cet héritage qu'il laisse derrière lui, ce parti autonomiste de centre droit dont il se dit fier, ne disparaîtra pas.
«L'ADQ a un rôle très important à jouer dans le Québec», a affirmé Mario Dumont lors d'une longue conférence de presse tenue au Parlement après une réunion du caucus de ses députés réélus ou défaits. «Ma grande fierté, c'est que je laisse au Québec un parti avec des milliers et des milliers de membres [...], un courant d'idées autonomiste, de centre droit, a-t-il dit. J'aurais aimé laisser un héritage plus riche en nombre de sièges.»
Sa plus grande frustration, «c'est qu'il manquait cinq sièges en 2007», a signalé Mario Dumont. Cinq sièges de plus à l'ADQ et Mario Dumont serait devenu premier ministre, l'ultime ambition de cet homme de 38 ans.
L'ADQ sans Mario Dumont devra changer de nom puisque son nom officiel depuis 2003, c'est Action démocratique du Québec/Équipe Mario Dumont. C'est une simple formalité -- une lettre au Directeur général des élections (DGE) --, mais elle n'est pas insignifiante. Il n'est pas facile d'imaginer cette formation politique, issue d'une scission au sein du Parti libéral, sans celui qui la dirige depuis 1994.
Le soir de l'élection, alors que le pire se confirmait pour son parti, Mario Dumont annonçait qu'il abandonnera la tête de l'ADQ et son siège de député de Rivière-du-Loup. Après une période de transition qui durera quelques semaines, voire quelques mois, il quittera la vie politique active. C'est tout juste avant le débat des chefs de la mi-campagne qu'il a envisagé cette conclusion, a-t-il souligné hier. La décision, même si elle a pris tout le monde par surprise lundi, était mûrie.
Idéalement, Mario Dumont aimerait rester jusqu'à ce que son successeur soit choisi, mais cela dépendra du caucus et des militants. «Je suis disponible pour rendre service, non pas pour être une belle-mère qui encombre», a-t-il assuré. Il entend rester neutre; il a donc refusé de commenter la candidature spontanée du maire d'Huntingdon, Stéphane Gendron. Mais il est parfaitement possible que le prochain chef de l'ADQ ne soit pas un élu, estime Mario Dumont.
Hier, le député de La Peltrie, qui fut porte-parole en matière de santé, Éric Caire, a confirmé qu'il songeait à se porter candidat. Or sa femme attend un quatrième enfant. «Si on s'engage comme chef de l'Action démocratique dans les prochaines années, cet engagement doit être total et entier pour reconstruire le parti», a-t-il dit à l'entrée du caucus. Après que son nom eut circulé, Gérard Deltell, nouvellement élu dans Chauveau, a indiqué hier qu'il ne sera pas candidat. Il entend se consacrer entièrement à «la tâche colossale» -- ce sont les mots qu'il a employés -- de simple député.
Mario Dumont croit que son départ permettra à des personnalités qui partagent des idées de centre droit de se manifester. Il a dit «rester un militant dans l'âme». Au prochain congrès de l'ADQ, «c'est moi qui vais avoir les "thunder sticks" dans les mains. Je vais être la première cheerleader des idées» de l'ADQ, a dit M. Dumont. Cette perspective semble l'enthousiasmer.
S'il faut se fier à ses dispositions actuelles, Mario Dumont ne recommencera pas une carrière politique de sitôt. «Je suis serein avec l'idée que, pour les 20 prochaines années, je vais faire autre chose et je vais être un homme heureux», a-t-il affirmé. Il n'est pas question qu'il se lance sur la scène politique fédérale. «Ça ne m'a jamais vraiment intéressé», a-t-il dit.
Mario Dumont a soutenu qu'il n'avait pas de plan, pas de projet précis. Ceux qui affirment le contraire sont «des bouffons qui parlent à travers leur chapeau».
Pour Mario Dumont, «la journée de lundi a été une journée sombre pour toute personne qui a un minimum de respect ou de considération pour la démocratie québécoise». Le chef adéquiste constate, non pas une simple baisse du taux de participation des électeurs, mais «un changement d'ordre de grandeur». À ses yeux, Jean Charest en portera le poids devant l'histoire.
Le 8 décembre, le Parti libéral n'a guère fait mieux que son score médiocre de 2007, soit 50 000 votes de plus. Le Parti québécois n'a que 15 000 voix de plus que le désastreux résultat de 2007. Le vote adéquiste, lui, a chuté de 700 000, soit de 60 %. On peut en déduire que bon nombre de ceux qui ont voté pour l'ADQ en 2007 ne se sont pas rendus voter en 2008. «C'est comme si nous avions été capables de les convaincre que les autres options n'étaient pas valables sans pouvoir les convaincre que cela valait la peine de voter pour nous», juge Mario Dumont. Le potentiel adéquiste, il est là.
Pour l'heure, les adéquistes doivent préparer la succession de Mario Dumont. L'exécutif du parti se réunit ce soir pour en discuter. L'ADQ tentera aussi de se faire conférer le statut de parti reconnu à l'Assemblée nationale, un privilège accordé aux partis qui obtiennent au moins 20 % des votes ou encore 12 sièges. Sont liés à ce statut un budget de fonctionnement et des droits d'intervention à la période de questions de l'Assemblée nationale. Le projet de réforme parlementaire prévoit un seuil de 15 % ou six députés. Le premier ministre Jean Charest s'est montré ouvert à accéder à la requête de l'ADQ, mais l'opposition officielle doit y donner son aval.
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L'ADQ doit revoir son programme, affirme Dumont |
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(11 Décembre 2008)
http://www.cyberpresse.ca

L'Action démocratique du Québec devra revoir son programme après le message violent que lui a envoyé la population, a déclaré mercredi le chef adéquiste Mario Dumont.
«Un parti qui reçoit un message aussi violent de la population ne peut pas dire: on ne reverra rien, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Au moment où le chef quitte, c'est certain que c'est un moment de redéfinition.»
M. Dumont, qui a annoncé son départ après le dévoilement des résultats du scrutin de lundi, a toutefois mis en garde contre des changements qui feraient perdre à l'ADQ son orientation de centre-droit.
«Si on met de côté tout ce en quoi on croit, on devient un parti qui est au centre-centre, opportuniste, qui, avec deux, trois sondages, se fait un programme de dernière minute, a-t-il dit. On n'en a pas besoin d'un de plus au Québec. Alors, il faut qu'un parti ait une contribution, amène quelque chose sur le plan des idées.»
Lundi, l'ADQ n'a réussi qu'à faire élire sept députés comparativement aux 41 qui avaient créé la surprise en formant l'opposition officielle après l'élection de 2007.
M. Dumont a souligné le faible taux de participation à l'élection, déclenchée par le premier ministre Jean Charest 18 mois après le dernier scrutin provincial et quelques jours après le dernier scrutin fédéral.
Le chef adéquiste a affirmé que la campagne avait été difficile, en partie parce que le thème de l'économie, choisi par M. Charest, peut paraître ennuyeux.
«Quand on parle du taux de participation, en imposant ça comme thème, à la veille d'une crise, c'est sûr que ce n'est pas le thème qui passionne le plus. Dans beaucoup de cas, l'économie, ça devient un débat d'experts», a-t-il dit, en ajoutant que le choix des libéraux avait été «habile» stratégiquement.
En annonçant son départ le soir du scrutin, M. Dumont, un des cofondateurs de l'ADQ qui a aussi été son premier député, a créé la surprise dans son parti.
Même si sa personnalité est étroitement associée au parti, M. Dumont s'est dit convaincu que l'ADQ est là pour rester.
«Je laisse derrière moi un parti qui n'a pas autant de députés que je l'aurais souhaité, mais qui a une présence bien réelle à l'Assemblée nationale, des gens très talentueux, des comtés tellement enracinés à l'ADQ que, même avec autant de vent, ils restent adéquistes, a-t-il dit. Je veux dire, un parti qui a des milliers de membres, des gens qui partagent les mêmes convictions. Alors, ça, c'est là pour rester.»
Au cours des mois ou des semaines à venir, M. Dumont assurera l'intérim en attendant qu'un successeur soit trouvé.
«Je suis disponible pour rendre service, a-t-il dit. Pas pour être une belle-mère qui encombre, mais pour jouer un rôle dans la suite des choses.»
Lors d'une réunion de l'exécutif de l'ADQ, prévue jeudi, les modalités qui mèneront à la nomination du prochain chef seront précisées. Certains députés se sont prononcés mercredi en faveur d'une course à la direction.
Lors de sa conférence de presse, Mario Dumont n'a pas précisé pour combien de temps il compte continuer d'occuper la fonction de député de la circonscription de Rivière-du-Loup, où il a été élu la première fois en 1994.
M. Dumont a expliqué qu'au moment du débat, il a commencé à constater que son parti était en sérieuse difficulté et qu'advenant un revers, il devrait envisager de quitter. Sa décision s'est matérialisée dimanche, à la lumière de sondages internes.
«Un peu avant le débat, l'idée a commencé à se faire, mais il n'y a pas un déclic dans une affaire comme ça, a-t-il dit. Pour moi, le vrai déclic, le vrai moment où j'ai pu être certain à 100 pour cent de ce que j'allais annoncer, c'est dimanche soir, quand on a fini la campagne. Avant de tomber endormi, là, ça s'est matérialisé.»
M. Dumont, qui s'est dit serein avec sa décision, n'a pas annoncé de plan précis pour la suite. Après 20 ans de vie politique, il a reconnu que ce changement est cependant une source d'interrogations.
«Je ne dirais pas que ça me fait peur, mais c'est un questionnement, a-t-il dit. C'est un inconnu réel, mais je vis ça très bien parce que je sais ce que je quitte, je sais pourquoi je le quitte et j'assume ça très correctement.»
Avant un caucus des députés de l'ADQ qui s'est tenu mercredi, Sébastien Proulx, qui a été défait dans Trois-Rivières, a déclaré qu'une course à la direction permettra à l'ADQ de démontrer qu'elle n'est pas le parti d'une seule personne.
«Ca va faire la démonstration à tout le monde qu'on est un parti où il y a plus qu'une personne, a-t-il dit. Je l'ai tout le temps pensé et je l'ai tout le temps cru.»
En début de campagne, M. Dumont a admis qu'il n'avait pas su donner suffisamment de place aux députés de son caucus.
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Selon Dumont - L'ADQ doit revoir son programme après la dégelée de lundi |
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(11 Décembre 2008)
http://lequebecvote.canoe.ca
L'Action démocratique du Québec devra revoir son programme après le message violent que lui a envoyé la population, a déclaré mercredi le chef adéquiste Mario Dumont démissionnaire.
«Un parti qui reçoit un message aussi violent de la population ne peut pas dire: on ne reverra rien, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Au moment où le chef quitte, c'est certain que c'est un moment de redéfinition.»
M. Dumont, qui a annoncé son départ après le dévoilement des résultats du scrutin de lundi, a toutefois mis en garde contre des changements qui feraient perdre à l'ADQ son orientation de centre-droit.
«Si on met de côté tout ce en quoi on croit, on devient un parti qui est au centre-centre, opportuniste, qui, avec deux, trois sondages, se fait un programme de dernière minute, a-t-il dit. On n'en a pas besoin d'un de plus au Québec. Alors, il faut qu'un parti ait une contribution, amène quelque chose sur le plan des idées.»
Lundi, l'ADQ n'a réussi qu'à faire élire sept députés comparativement aux 41 qui avaient créé la surprise en formant l'opposition officielle après l'élection de 2007.
M. Dumont a souligné le faible taux de participation à l'élection, déclenchée par le premier ministre Jean Charest 18 mois après le dernier scrutin provincial et quelques jours après le dernier scrutin fédéral.
Le chef adéquiste a affirmé que la campagne avait été difficile, en partie parce que le thème de l'économie, choisi par M. Charest, peut paraître ennuyeux.
«Quand on parle du taux de participation, en imposant ça comme thème, à la veille d'une crise, c'est sûr que ce n'est pas le thème qui passionne le plus. Dans beaucoup de cas, l'économie, ça devient un débat d'experts», a-t-il dit, en ajoutant que le choix des libéraux avait été «habile» stratégiquement.
En annonçant son départ le soir du scrutin, M. Dumont, un des cofondateurs de l'ADQ qui a aussi été son premier député, a créé la surprise dans son parti.
Même si sa personnalité est étroitement associée au parti, M. Dumont s'est dit convaincu que l'ADQ est là pour rester.
«Je laisse derrière moi un parti qui n'a pas autant de députés que je l'aurais souhaité, mais qui a une présence bien réelle à l'Assemblée nationale, des gens très talentueux, des comtés tellement enracinés à l'ADQ que, même avec autant de vent, ils restent adéquistes, a-t-il dit. Je veux dire, un parti qui a des milliers de membres, des gens qui partagent les mêmes convictions. Alors, ça, c'est là pour rester.»
Au cours des mois ou des semaines à venir, M. Dumont assurera l'intérim en attendant qu'un successeur soit trouvé.
«Je suis disponible pour rendre service, a-t-il dit. Pas pour être une belle-mère qui encombre, mais pour jouer un rôle dans la suite des choses.»
Lors d'une réunion de l'exécutif de l'ADQ, prévue jeudi, les modalités qui mèneront à la nomination du prochain chef seront précisées. Certains députés se sont prononcés mercredi en faveur d'une course à la direction.
Lors de sa conférence de presse, Mario Dumont n'a pas précisé pour combien de temps il compte continuer d'occuper la fonction de député de la circonscription de Rivière-du-Loup, où il a été élu la première fois en 1994.
M. Dumont a expliqué qu'au moment du débat, il a commencé à constater que son parti était en sérieuse difficulté et qu'advenant un revers, il devrait envisager de quitter. Sa décision s'est matérialisée dimanche, à la lumière de sondages internes.
«Un peu avant le débat, l'idée a commencé à se faire, mais il n'y a pas un déclic dans une affaire comme ça, a-t-il dit. Pour moi, le vrai déclic, le vrai moment où j'ai pu être certain à 100 pour cent de ce que j'allais annoncer, c'est dimanche soir, quand on a fini la campagne. Avant de tomber endormi, là, ça s'est matérialisé.»
M. Dumont, qui s'est dit serein avec sa décision, n'a pas annoncé de plan précis pour la suite. Après 20 ans de vie politique, il a reconnu que ce changement est cependant une source d'interrogations.
«Je ne dirais pas que ça me fait peur, mais c'est un questionnement, a-t-il dit. C'est un inconnu réel, mais je vis ça très bien parce que je sais ce que je quitte, je sais pourquoi je le quitte et j'assume ça très correctement.»
Avant un caucus des députés de l'ADQ qui s'est tenu mercredi, Sébastien Proulx, qui a été défait dans Trois-Rivières, a déclaré qu'une course à la direction permettra à l'ADQ de démontrer qu'elle n'est pas le parti d'une seule personne.
«Ca va faire la démonstration à tout le monde qu'on est un parti où il y a plus qu'une personne, a-t-il dit. Je l'ai tout le temps pensé et je l'ai tout le temps cru.»
En début de campagne, M. Dumont a admis qu'il n'avait pas su donner suffisamment de place aux députés de son caucus.
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Dumont annonce son retrait de la vie politique |
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(9 Décembre 2008)
http://lequebecvote.canoe.ca
RIVIÈRE-DU-LOUP - Accusant le revers subi par l'Action démocratique du Québec au scrutin de lundi, son chef Mario Dumont a annoncé son retrait de la vie politique.
M. Dumont a déclaré qu'il en assume l'entière responsabilité et qu'il ne sera pas à la tête de l'ADQ lors des prochaines élections.
Il a affirmé qu'il aurait souhaité de meilleurs résultats, alors qu'en fin de soirée, son parti n'avait fait élire officiellement que sept députés, un résultat très éloigné des 41 sièges remportés au dernier scrutin.
«Les Québécois ont tranché et nous acceptons ce verdict, a-t-il déclaré dans une brève allocution. Dans ce contexte, j'assume, devant les Québécois, devant nos candidats défaits, toute la responsabilité. Et vous ne serez pas surpris de m'entendre vous dire que je ne serai pas à la tête de mon parti lors des prochaines élections générales au Québec.»
M. Dumont, qui a été réélu dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, a affirmé qu'au cours des prochaines semaines il travaillera à la transition au sein du parti.
Réagissez dans le blogue de Patrice Cinq-Mars
Les larmes aux yeux, le chef adéquiste a rapidement quitté la salle de l'hôtel où se tenait le rassemblement militant, accompagné de sa femme et deux de ses enfants.
En fin de soirée, le décompte des votes indiquait une possibilité de sept députés adéquistes, ce qui signifie la perte de son statut de parti reconnu officiellement à l'Assemblée nationale, qui garantit des budgets recherche et plus de temps de parole en Chambre.
Les résultats préliminaires indiquaient que le Parti québécois a arraché 18 circonscriptions aux adéquistes, alors que le Parti libéral en a remporté 13.
Au début de la soirée électorale adéquiste, une centaine de personnes étaient assises à des tables disposées dans la salle d'un hôtel de Rivière-du-Loup situé dans la circonscription du chef adéquiste, Mario Dumont.
«Complètement éberlué»
Elles se sont animées et ont applaudi chaudement à l'annonce des élections confirmées, principalement dans la région de Québec, fief adéquiste.
Marc Picard a notamment été réélu dans Chutes-de-la-Chaudière, près de Québec, Sylvie Roy, dans Lotbinière, Gérard Deltell dans Chauveau.
François Bonnardel a été réélu dans Shefford, en Montérégie.
Gilles Taillon défait
M. Dumont a cependant perdu son numéro deux, Gilles Taillon, qui a été défait dans Chapleau, une circonscription libérale de longue date. M. Taillon avait fait le pari audacieux de se présenter dans cette circonscription, qui était représentée par le ministre des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier, afin de se rapprocher de son épouse, qui est malade.
M. Taillon a quitté la circonscription de Chauveau où il a été remplacé par M. Deltell, un ancien journaliste de TQS.
En entrevue à Radio-Canada, M. Taillon a affirmé que cette défaite met un terme à sa vie politique.
Les adéquistes n'ont pas réussi à récupérer les circonscription de Champlain, en Mauricie, et d'Iberville, en Montérégie, perdues juste avant le déclenchement de l'élection, quand deux députés adéquistes sont passés dans le camp libéral.
Les électeurs de ces deux comtés ont plutôt choisi le Parti québécois.
Au cours des derniers jours de sa campagne, M. Dumont a répondu aux sondages qui plaçaient son parti en troisième position en répétant qu'une surprise pourrait être au rendez-vous le soir de l'élection.
Le chef adéquiste espérait pouvoir compter sur la prime à l'urne, qui se produit dans son cas parce que les électeurs adéquistes sont plus discrets sur leur opinion lorsqu'ils sont interrogés par les sondeurs.
M. Dumont a aussi lancé des appels aux électeurs considérant qu'il était inutile de déclencher une élection automnale, une opinion partagée par 70 pour cent de la population.
Faisant la promotion de son programme qui prévoit notamment l'abolition des commissions scolaire et une plus grande place aux entreprises privées dans le secteur des soins de santé, M. Dumont a affirmé que son parti est le seul à proposer des solutions nouvelles aux problèmes actuels.
Accusant le Parti libéral et le Parti québécois d'être d'une autre époque, il a tenté de positionner l'ADQ comme un parti d'avenir.
M. Dumont, qui est âgé de 38 ans, a assuré qu'advenant un revers pour son parti, il accepterait le mandat que la population lui a confié. Il a aussi insisté sur le fait que son parti et lui même sont engagés dans une démarche vers le changement qui s'inscrit dans le long terme.
En début de campagne, le chef adéquiste a fait un mea culpa devant une assemblée de militants durant laquelle il a reconnu qu'il avait fait des erreurs depuis son accession au poste de chef de l'opposition officielle.
L'an dernier, l'ADQ avait notamment été vivement critiquée pour avoir menacé de renverser le gouvernement avec une motion réclamant l'abolition des commissions scolaires.
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