Mario Dumont ADQ
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Dumont annonce son retrait de la vie politique |
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(9 Décembre 2008)
http://lequebecvote.canoe.ca
RIVIÈRE-DU-LOUP - Accusant le revers subi par l'Action démocratique du Québec au scrutin de lundi, son chef Mario Dumont a annoncé son retrait de la vie politique.
M. Dumont a déclaré qu'il en assume l'entière responsabilité et qu'il ne sera pas à la tête de l'ADQ lors des prochaines élections.
Il a affirmé qu'il aurait souhaité de meilleurs résultats, alors qu'en fin de soirée, son parti n'avait fait élire officiellement que sept députés, un résultat très éloigné des 41 sièges remportés au dernier scrutin.
«Les Québécois ont tranché et nous acceptons ce verdict, a-t-il déclaré dans une brève allocution. Dans ce contexte, j'assume, devant les Québécois, devant nos candidats défaits, toute la responsabilité. Et vous ne serez pas surpris de m'entendre vous dire que je ne serai pas à la tête de mon parti lors des prochaines élections générales au Québec.»
M. Dumont, qui a été réélu dans sa circonscription de Rivière-du-Loup, a affirmé qu'au cours des prochaines semaines il travaillera à la transition au sein du parti.
Réagissez dans le blogue de Patrice Cinq-Mars
Les larmes aux yeux, le chef adéquiste a rapidement quitté la salle de l'hôtel où se tenait le rassemblement militant, accompagné de sa femme et deux de ses enfants.
En fin de soirée, le décompte des votes indiquait une possibilité de sept députés adéquistes, ce qui signifie la perte de son statut de parti reconnu officiellement à l'Assemblée nationale, qui garantit des budgets recherche et plus de temps de parole en Chambre.
Les résultats préliminaires indiquaient que le Parti québécois a arraché 18 circonscriptions aux adéquistes, alors que le Parti libéral en a remporté 13.
Au début de la soirée électorale adéquiste, une centaine de personnes étaient assises à des tables disposées dans la salle d'un hôtel de Rivière-du-Loup situé dans la circonscription du chef adéquiste, Mario Dumont.
«Complètement éberlué»
Elles se sont animées et ont applaudi chaudement à l'annonce des élections confirmées, principalement dans la région de Québec, fief adéquiste.
Marc Picard a notamment été réélu dans Chutes-de-la-Chaudière, près de Québec, Sylvie Roy, dans Lotbinière, Gérard Deltell dans Chauveau.
François Bonnardel a été réélu dans Shefford, en Montérégie.
Gilles Taillon défait
M. Dumont a cependant perdu son numéro deux, Gilles Taillon, qui a été défait dans Chapleau, une circonscription libérale de longue date. M. Taillon avait fait le pari audacieux de se présenter dans cette circonscription, qui était représentée par le ministre des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier, afin de se rapprocher de son épouse, qui est malade.
M. Taillon a quitté la circonscription de Chauveau où il a été remplacé par M. Deltell, un ancien journaliste de TQS.
En entrevue à Radio-Canada, M. Taillon a affirmé que cette défaite met un terme à sa vie politique.
Les adéquistes n'ont pas réussi à récupérer les circonscription de Champlain, en Mauricie, et d'Iberville, en Montérégie, perdues juste avant le déclenchement de l'élection, quand deux députés adéquistes sont passés dans le camp libéral.
Les électeurs de ces deux comtés ont plutôt choisi le Parti québécois.
Au cours des derniers jours de sa campagne, M. Dumont a répondu aux sondages qui plaçaient son parti en troisième position en répétant qu'une surprise pourrait être au rendez-vous le soir de l'élection.
Le chef adéquiste espérait pouvoir compter sur la prime à l'urne, qui se produit dans son cas parce que les électeurs adéquistes sont plus discrets sur leur opinion lorsqu'ils sont interrogés par les sondeurs.
M. Dumont a aussi lancé des appels aux électeurs considérant qu'il était inutile de déclencher une élection automnale, une opinion partagée par 70 pour cent de la population.
Faisant la promotion de son programme qui prévoit notamment l'abolition des commissions scolaire et une plus grande place aux entreprises privées dans le secteur des soins de santé, M. Dumont a affirmé que son parti est le seul à proposer des solutions nouvelles aux problèmes actuels.
Accusant le Parti libéral et le Parti québécois d'être d'une autre époque, il a tenté de positionner l'ADQ comme un parti d'avenir.
M. Dumont, qui est âgé de 38 ans, a assuré qu'advenant un revers pour son parti, il accepterait le mandat que la population lui a confié. Il a aussi insisté sur le fait que son parti et lui même sont engagés dans une démarche vers le changement qui s'inscrit dans le long terme.
En début de campagne, le chef adéquiste a fait un mea culpa devant une assemblée de militants durant laquelle il a reconnu qu'il avait fait des erreurs depuis son accession au poste de chef de l'opposition officielle.
L'an dernier, l'ADQ avait notamment été vivement critiquée pour avoir menacé de renverser le gouvernement avec une motion réclamant l'abolition des commissions scolaires.
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Dumont quitte son poste de chef de l'ADQ |
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(9 Décembre 2008)
http://www.cyberpresse.ca

(Rivière-du-Loup) Après la cuisante défaite de son parti, Mario Dumont n'est plus le chef de l'Action démocratique du Québec.
Ce soir, l'ADQ n'a fait élire que sept députés à l'Assemblée nationale. Rien à voir avec la soirée triomphale du 26 mars 2007, alors que l'ADQ avait fait élire 41 députés et que son chef était considéré comme un premier ministre en attente. Moins de deux ans plus tard, le politicien le plus talentueux de sa génération annonce son départ à la tête du parti qu'il dirigeait depuis 1994.«J'aurais beaucoup aimé avoir des résultats différents, mais les Québécois ont tranché et nous acceptons ce verdict», a dit Mario Dumont devant une centaine de partisans à l'hôtel Universel de Rivière-du-Loup.
Puis il a lancé cette phrase, qui a semé l'émoi dans une salle conquise d'avance: «Dans ce contexte, j'assume devant les Québécois et nos candidats défaits toute ma responsabilité et vous ne serez pas surpris de m'entendre vous dire que je ne serai pas à la tête de mon parti lors des prochaines élections générales au Québec.»
Surpris, ses partisans l'ont été. Plusieurs avaient d'ailleurs les larmes aux yeux. Mais la décision du fils de Cacouna était sans appel. «C'est avec beaucoup de passion que je sers le Québec depuis plus de 14 ans à titre de député et plus de 20 ans à titre de militant, a-t-il dit. J'ai adoré ce que j'ai fait, mais le temps est venu pour moi de tourner la page et de retrouver les miens.»
Le chef adéquiste a toutefois insisté sur la pertinence de sa formation politique, qui n'a récolté que 17% des votes hier et perdu du même coup son statut de parti officiel à l'Assemblée nationale. «Depuis sa fondation, notre parti a joué un rôle essentiel dans le débat politique au Québec. L'ADQ a été et sera aujourd'hui et demain un moteur de changement dont le Québec a besoin.»
Mario Dumont, qui restera chef intérimaire de l'ADQ pendant les prochaines semaines, a assuré le gouvernement Charest de sa collaboration à l'Assemblée nationale «en cette période d'incertitude économique où les efforts de tous devront être joints».
Après avoir félicité les autres chefs de parti, Mario Dumont a salué la victoire des six autres élus adéquistes hier. «La victoire de la ténacité, acquise avec un sérieux vent de face», a-t-il précisé.
Mario Dumont quittera-t-il la politique? Celui qui vient d'obtenir un cinquième mandat consécutif des électeurs de Rivière-du-Loup n'a pas encore pris de décision sur son avenir de député. Il a toutefois «remercié les gens de Rivière-du-Loup pour leur confiance renouvelée.»
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L’ADQ courtise les travailleurs dans Portneuf |
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(13 Novembre 2008)
http://lcn.canoe.ca
Le chef de l’ADQ, Mario Dumont, s’est rendu dans la circonscription de Portneuf mercredi où il a tenté de canaliser la colère des travailleurs à l’égard du gouvernement Charest.
Le propriétaire d'une scierie, Jean-François Dion, accuse la ministre Julie Boulet de favoritisme, puisqu'elle garderait des volumes de bois pour sa propre région, la Mauricie, alors qu'il doit se procurer sa ressource en Abitibi.
Le chef de l'Action démocratique n'a pas voulu appuyer directement les allégations de favoritisme, mais il n'a pas raté l'occasion de monter d'un cran ses attaques contre les libéraux.
Traitant les libéraux de «bois mort», Mario Dumont a enjoint aux électeurs de punir le parti au pouvoir.
La nouvelle en vidéo
Écoutez le compte rendu de Robert Plouffe.
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